De nouvelles pistes pour soutenir les petites entreprises face à la crise

Les prêts garantis par l’État (PGE), qui ont permis à de très nombreuses entreprises de traverser la période de confinement, représentent-ils une bombe à retardement pour les plus petites? Ces dernières sont de loin les plus nombreuses à avoir souscrit ce prêt de trésorerie: à fin juin, 76% des PGE (80 milliards d’euros) avaient été octroyés à 510.383 très petites entreprises (TPE) et PME, employant 6,2 millions de personnes au total. «Les PGE ont donné l’oxygène nécessaire à des entreprises asphyxiées par l’arrêt de leurs activités», relève Jean-François Cizain, associé de la banque Messier Maris & Associés et membre du think-tank de l’Association pour le retournement des entreprises (ARE). «Mais ce traitement d’urgence pourrait dans le futur entraîner une spirale destructrice dramatique.» De fait, «le remboursement de la dette PGE va affecter lourdement la santé financière de nombre d’entreprises dont beaucoup se retrouveront en situation de fonds propres négatifs. Et elles ne pourront plus financer le futur», ajoute Emmanuel Drai, avocat associé du cabinet Simon Associés et également membre du think-tank de l’ARE.


Interview d’Emmanuel Drai, Associé – Membre de l’ARE (Association pour le Retournement des Entreprises) – Département Entreprises en Difficulté et Retournement pour Le Figaro

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